Les conséquences directes d’un excès de jargon
1. Diminution de la compréhension et de l’adhésion
Des termes techniques non expliqués créent des quiproquos. Dans le secteur du bien-vieillir, cela peut nuire à la bonne compréhension des offres et des accompagnements proposés. Un prospect hésite à engager une démarche lorsqu’il ne comprend pas ce qu’il va vivre.
2. Perte de confiance
Un langage trop fermé décourage le dialogue. Les seniors et leurs proches peuvent avoir le sentiment que le service ou l’établissement n’est pas « pour eux », ou que seul un expert peut y accéder. Selon l’étude « Les mots du soignant » du Groupe Pasteur Mutualité (2021), 42% des patients et proches déclarent avoir déjà ressenti une forme d’exclusion liée à un vocabulaire trop spécifique.
3. Accroitre le sentiment d’isolement
Dans leur rapport publié en 2021, France Assos Santé souligne que l’incompréhension des messages sanitaires et sociaux isole non seulement les seniors, mais aussi leurs aidants, empêchant l’accès aux droits et aux dispositifs. L’enjeu n’est pas seulement informationnel mais aussi psychologique.
4. Augmentation du temps de traitement des demandes
Quand les messages ne sont pas compris du premier coup, les contacts directs (appels, emails) augmentent : l’équipe se retrouve à « traduire » sans arrêt. Ce temps de gestion supplémentaire pourrait être valorisé autrement.